Retrouvez ici l’actualité scientifique en onco-dermatologie analysé par des experts. Nous remercions Eve Desmedt, Nora Kramkimel et Marie Boileau pour leurs éclairages.


Déception des anti-TIGIT couplé aux anti-PD-1

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 13/05/2026

Les anti-PD-1 ont une AMM et un remboursement dans le mélanome réséqué de stade IIB-IV, avec un bénéfice démontré en survie sans récidive mais pas en survie globale.
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Nécessité d’un contrôle local hépatique dans le mélanome uvéal ?

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 13/05/2026

Le mélanome uvéal est caractérisé par sa capacité à donner des métastases hépatiques marquées par un pronostic défavorable.
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Le ruxolitinib (anti-JAK) topique, un traitement à discuter en cas d’effet secondaire cutané immuno-induit cortico-résistant ?

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 13/05/2026

Les effets secondaires cutanés immuno-induits sont parmi les effets secondaires les plus fréquents survenant sous immunothérapie. Dans la majorité des cas, un traitement par dermocorticoïdes est suffisant ; de temps en temps, il est nécessaire de prescrire un traitement systémique immunosuppresseur qui pourrait compromettre l’efficacité anti-tumorale de l’immunothérapie.
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Variabilité génotypique et phénotypique du syndrome de Gorlin

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 13/05/2026

Le syndrome de Gorlin est une pathologie rare mais qui pose un vrai problème de prise en charge en dermatologie du fait de la survenue de carcinome basocellulaires multiples. De récentes recommandations publiées en 2022 dans le British Journal of Dermatology sur le diagnotic et le suivi ont été proposées par une équipe multidisciplinaire néérlandaise et proposent en particulier un suivi cérébral différent selon le type de mutation (PTCH1 ou SUFU) mettant en évidence une hétérogénéité dans les présentations de cette pathologie. Une meilleure connaissance des types génétiques et cliniques est indispensable pour une prise en charge optimale de cette pathologie complexe.
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Pas de différence significative d’efficacité entre encorafenib+binimetinib et dabrafenib+trametinib

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 13/05/2026

La thérapie ciblée associant un inhibiteur de BRAF et un inhibiteur de MEK fait partie des traitements de référence pour les patients avec un mélanome métastatique porteur d'une mutation BRAF ; bien qu'à l'heure actuelle, il soit utilisé majoritairement en 2ème ligne après échec de l'immunothérapie. Plusieurs associations sont disponibles et la question est de savoir s'il existe une différence d'efficacité entre elles, notamment car l'encorafenib a demi-vie plus longue que le dabrafenib d'où l'hypothèse que cela pourrait se traduire par une efficacité clinique supérieure.
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Association pembrolizumab et lenvatinib en vraie vie pour les mélanomes réfractaires

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 13/05/2026

Le traitement de 2e ligne des patients atteints d’un mélanome avancé BRAF non muté réfractaire à l’immunothérapie (IT) reste un vrai challenge avec des options assez décevantes. Pour les patients n’ayant pas de cible moléculaire ou ne pouvant bénéficier d’un essai thérapeutique, la question de l’association pembrolizumab/lenvatinib se pose fréquemment suite aux données de l’essai LEAP-0041(taux de réponse objectif de 21%). Mais quelle est l’efficacité et la tolérance de cette combinaison en vraie vie ? Est-il raisonnable de proposer ce traitement chez des patients de très mauvais pronostic. Cette étude européenne tente de réponse à ces questions.
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Des petites doses d’anti PD-1 plutôt que de la chimio ?

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 13/05/2026

L’essai clinique de phase III DELII évalue l’efficacité et la tolérance d’une immunothérapie à dose ultra-faible chez des patients atteints de tumeurs solides avancées en situation de rechute ou réfractaires aux traitements standards. Les anti-PD-1 ont un coût élevé qui limite leur accessibilité et des données pharmacodynamiques suggèrent qu’une saturation des récepteurs PD-1 peut être obtenue avec des doses bien inférieures aux doses standards actuellement utilisées.
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Profil évolutif différent des mélanomes acro-lentigineux en fonction de leur localisation initiale ?

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 30/04/2026

Les mélanomes acro-lentigineux (ALM) forment un sous-groupe rare de mélanomes, localisés principalement sur les paumes et les plantes. Certaines études suggèrent que leur risque évolutif est distinct selon qu’ils soient localisés sur les paumes ou sur les plantes.
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L’ADN circulant pour détecter la rechute précoce ou la maladie résiduelle dans le mélanome

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 30/04/2026

Cette étude s’intéresse la fragmentation de l’ADN circulant (cfDNA ) comme biomarqueur sanguin chez les patients atteints de mélanome. Lorsque des cellules tumorales meurent, elles libèrent de petits fragments d’ADN dans le sang. La taille et la répartition de ces fragments peuvent donner des informations sur la présence et l’activité d’un cancer.
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Longs répondeurs à la thérapie ciblée : arrêter ou poursuivre ? Telle est la question !

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 30/04/2026

L’association de thérapie ciblée inhibitrice de BRAF et MEK (TC) a marqué un tournant dans le prise en charge du mélanome avec un taux de réponse rapide et élevé. Cependant seule une minorité de patients (environ 20 à 25%) en tire un bénéfice prolongé avec des durées de réponse parfois très longues nous faisant parfois douter de la pertinence du maintien de la thérapie ciblée. Devant le risque de récidive à l’arrêt, le traitement est le plus souvent poursuivi jusqu’à éventuel échappement mais est ce la bonne stratégie ?? Des études de vraies vies sur les longs répondeurs à la TC comme celle présentée dans cet article sont nécessaires pour nous apporter des éléments de réflexion.
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Résultats finaux à 9 ans de l’essai comparant le nivolumab à l’ipilimumab en adjuvant.

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 30/04/2026

Les traitements par immunothérapie adjuvante (nivolumab et pembrolizumab) pour les mélanomes opérés de stade III ou IV ont l’AMM en France depuis 2018-2019. Pour le nivolumab, cela s’est basé sur les résultats initiaux de l’étude CheckMate 238 comparant le nivolumab à l’ipilimumab en adjuvant montrant une amélioration de la survie sans récidive et de la survie sans métastase à distance sous nivolumab par rapport à l’ipilimumab.
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Évaluation de l’efficacité d’une chimiothérapie intermittente pour lever une résistance primaire à l’immunothérapie

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 30/04/2026

L’immunothérapie (IT) a révolutionné la prise en charge du mélanome cependant 40 à 65 % des patients présentent une résistance primaire à l’IT et 30 à 40 % des patients initialement répondeurs développent une résistance acquise. Chez les patients BRAF non mutés, les traitements de 2e ligne sont alors très décevants et de nouvelles stratégies sont indispensables dans cette situation. Quelle place garde la chimiothérapie en cas de résistance à l’IT ?
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Intelligence artificielle et dermoscopie en pratique privée : étude en conditions réelles

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 30/04/2026

Dans cet article, la performance d’un système d’intelligence artificielle (IA) couplé à la dermoscopie pour la détection précoce des cancers cutanés est évaluée en pratique privée.
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Risque de cancer cutané chez les patients atteints de maladies inflammatoires chronique : vers un dépistage ciblé ?

Par : Marie Boileau

Parution : 16/04/2026

Les maladies inflammatoires chroniques immunitaires (IMID), incluant la polyarthrite rhumatoïde, les spondyloarthrites et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), sont associées à un risque accru de cancers, notamment cutanés. Ce risque résulte d’un double mécanisme : l’inflammation chronique et l’exposition à des traitements immunosuppresseurs. Les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes représentent la grande majorité des cas, tandis que le mélanome, plus rare.
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Association cryothérapie et tirbanibuline pour le traitement des champs de kératoses actiniques chez les greffés d’organes

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 16/04/2026

Les patients transplantés d'organes solides (SOTRs) sont à sur-risque de kératoses actiniques (KA) et de carcinomes épidermoides; ils ont, par ailleurs, 32 fois plus de risque de transformation de leurs KA en carcinomes invasifs que le reste de la population.
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La dermatoscopie pour détecter les mélanomes à risque de progression métastatique

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 16/04/2026

Les outils actuels de pronostic du mélanome (épaisseur de Breslow, ulcération histologique) restent imparfaits pour prédire le risque réel de métastases, notamment aux stades précoces.
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Le nicotinamide est-il vraiment intéressant pour la prévention des carcinomes cutanés ?

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 16/04/2026

L’intérêt de l’utilisation du nicotinamide (vitamine PP ou B3) en prévention secondaire de carcinome cutané a été montré dans une étude randomisée en double aveugle réalisée sur 386 patients1 mais cet intérêt n’était pas retrouvé dans une autre étude portant sur une population spécifique de greffés d’organe2. Des données en vraie vie sur un plus large éventail de patients parait nécessaire pour confirmer ces résultats d’autant plus que ce traitement n’est pas remboursé en France notamment.
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Intérêt du dosage des anticorps dirigés contre le polyomavirus dans la surveillance du carcinome de Merkel

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 16/04/2026

Le carcinome de Merkel (CM) est une tumeur de potentiel agressif avec une survie à 5 ans de 35 %, en rapport avec un taux de récidive de 40 % après la prise en charge initiale. Une surveillance clinique mais aussi paraclinique est recommandée principalement dans les 3 premières années.
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Le TVEC : une future option thérapeutique pour les carcinomes épidermoïdes cutanés ?

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 16/04/2026

L'incidence des carcinomes épidermoides cutanés (cSCC) est croissante ; le traitement standard actuel est l'exérèse chirurgicale complète. Cependant, certains de ces cSCC sont finalement à faible risque évolutif et pourraient peut-être bénéficier uniquement de traitements locaux moins invasifs.
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Faut il faire des imageries aux mélanomes à haut risque de récidive ?

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 16/04/2026

L’imagerie dans le suivi des mélanomes à haut risque de récidive s’est imposée dans nos pratique par analogie aux patients métastatiques, mais aucune preuve n'existe montrant que cela améliore la survie.
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